Un exemple d'utilisation du triplet

encre numérique/logiciel gestion salle ordi/vidéo projecteur


Situation :

Les élèves doivent résoudre un problème de proportionnalité. C'est un exercice du manuel qu'ils traitent sur le journal windows (stylet & encre numérique).

La classe est habituée à travailler ainsi puisque tous leurs cours de maths ont lieu dans une des salles équipées de tablet PC. Chacun a un tablet PC, la salle est équipée d'un vidéo projecteur rellié en WiFi à mon tablet PC et je dispose d'un logiciel de gestion des postes (netsupport school).


Déroulement:

Pendant le travail de recherche, le vidéo projecteur est coupé.
Grâce au logiciel netsupport school, je parcoure les différents écrans et je réponds aux questions avec la possibilité de prendre la main sur le poste élève.


Ce n'est pas une copie d'écran du cours évoqué mais une situation équivalente


Je réactive le vidéo projecteur puis je bloque tous les postes et la mise en commun débute.
Je projette différents écrans en commençant par ceux qui comportent des erreurs de calculs ou de stratégie. Les autres élèves de la classe expliquent les erreurs.
Je montre aussi toutes les démarches efficaces choisies par les élèves et je décide d'en mettre deux en parallèle.


Ainsi je projette les travaux de deux élèves simultanément :


Bien sûr, on remarque tous qu'ils n'ont pas répondu aux questions posées et ils expliquent à l'oral ce qu'ils ont fait. Quelques élèves reconnaissent leur méthode.
La réponse de gauche est celle d'un bon élève qui dit avoir reconnu une situation de proportionnalité (c'est le chapitre en cours). Ses réponses aux questions sont correctes (à l'oral) mais il ne voit pas de lien avec la réponse de droite.
L'autre élève est en difficulté (en orthographe c'est sûr mais à l'écrit de manière générale). Il ne comprend pas ce que l'autre à fait! A la question « trouvez moi le point commun entre ce qu'ils ont écrit? », la réponse arrive très vite : le « 3 » et la classe comprend que 3 est le coefficient de proportionnalité et ce qu'il représente pour le problème.

Dernier débat : « que faut-il mettre sur le cahier? ».
On décide de recopier :
-le tableau de proportionnalité
-la phrase corrigée pour expliquer le coefficient de proportionnalité
-puis les réponses aux questions de l'exercice.
L'élève qui avait déjà dessiné le tableau de proportionnalité a complété sa réponse sur son tablet pc qui était projetée au tableau. Tous recopient la réponse correcte.

Bilan :

Chacun a expérimenté sa solution, personne n'avait vraiment abouti dans le temps imparti mais toutes les idées ont été exploitées.
La méthode « scolaire » (répétition des exercices précédents) et la méthode intuitive ont toutes les deux été valorisées et sans doute mieux comprises par les élèves.

Dans cette situation, tous les élèves sont incités à produire un travail construit car :

1/ Une page blanche attire très vite l'oeil du professeur.

2/ Le travail va éventuellement être vu par la classe.

3/ En cas d'erreur, c'est le travail de l'élève qui est au tableau et qui est jugé (ce n'est pas l'élève).

4/ Sur le cahier, il y aura la bonne réponse sans rature ni correction.

Sur ce lien, vous trouverez la description d'un cours fait par une collègue de Fécamp. Merci Monique.